Christian Louboutin, Retrospective de 20 ans de carrière…

Christian louboutinIl y a quelques jours je suis allée à la rétrospective des 20 ans de carrière de Christian Louboutin au Design Museum de Londres. J’ai été injustement titillée sur le net par des images de journalistes y étant allé en avant première pour écrire un papier dans leur journal et l’envie de me rendre a cette exposition ne faisait que me ronger. Fan de chaussures, aimant la danse, amatrice d’ambiance cabaret, cette exposition avait tous les atouts pour m’envoyer directement au septième ciel, et pas uniquement en chaussant les talons vertigineux du créateur français…

Louboutin exhibition london

Après avoir payé les 11£ à l’accueil, je monte les escaliers pour accéder à l’exposition située au premier étage. Dans la cage d’escalier, au centre de la pièce, pendent des cerceaux de danseuse, rouge et blanc ou, à leur centre, des pièces phares de la carrière de Louboutin, dont notamment, cette paire exclusive de chaussons de danseuse étoile à talons. Avant même de rentrer dans la salle d’exposition, on annonce un univers cirque/cabaret que l’on retrouvera plus tard…

L’entrée elle même est une mise en scène cabaresque et l’origine française du créateur est constamment rappelée. Une nouvelle fois l’occasion de montrer le savoir faire des créateurs de luxe que la France héberge avec fierté. En entrant dans la salle, une antichambre parlant du créateur et de sa passion pour les chaussures. On peut y lire une citation de Christian Louboutin : « Créer des chaussures est un travail de magicien ».

Oui, clairement, on apprécie le côté merlin l’enchanteur de Mr Louboutin, car depuis le lancement de sa marque en 1991, il n’a cessé d’enchanter les femmes partout dans le monde, pour son plus grand plaisir.

christian louboutin design museum

Mon premier regret est de ne pas pouvoir prendre de photo à l’intérieur, je devrais donc noter dans mon calepin, les informations que je souhaiterai récupérer sur le net, en particulier le nom des chaussures exposées et qui m’ont le plus plus.

L’exposition se décompose en plusieurs univers, mais principalement celui du cabaret. Pas étonnant sachant que Louboutin a intégré dès ses 17 ans la troupe des Folies bergères ou il baigne dans l’univers des danseuses offrant toute leur féminité sur scène : « J’étais fasciné par ces femmes-oiseaux tendues vers le ciel : un corps, des plumes, des talons hauts, c’était l’hyperféminité ».

 La scène principale est en forme de semelle, pointue vers la scène, arrondie en arrière ou se situe des fauteuils afin de prendre place et admirer la vidéo de Dita Von Teese proposant un strip tease burlesque en talon aiguille. « The Show Girl » se met en route toutes les 20 minutes et on peut y voit l’hologramme de la petite et très belle américaine se dandiner mettant en valeur sa silhouette grâce aux chaussures du créateur français.

christian louboutin design museum

Car clairement, c’est ce que veut nous montrer cette exposition, celle d’un homme qui aime les femmes et qui ne cesse d’inventer des chaussures plus originales les unes que les autres pour mettre en valeur celles-ci. L’envie de relever ma féminité n’a cessé d’être attisée plus j’avançais dans l’exposition. Et aux vues des très nombreuses célébrités qui le suivent depuis le début, on comprend que l’homme sait comment rélever la beauté d’une femme en les chaussant.

La forme du pied, l’élancement de la jambe, la démarche féminine et la silhouette mise en valeur grâce à un travail précis mais cher à son créateur: Louboutin « a essayé de voir là ou les autres ne regardaient pas » pour imaginer les souliers dont les collections sortent deux fois par an de son atelier.

A vrai dire, ce ne sont plus des souliers, mais une sublimation de la femme, qui sont exposés tout au long de la rétrospective. Entre les manèges, la forme de la chaussure, les étagères exposants les pièces de collections et le petit bosquet…

Christian Louboutin Exhibition at London’s Design Museum (13)

Son expérience aux folies bergères mais aussi en tant que jardinier lui ont donné l’imagine de créer des chaussures avec tous les matériaux, toutes les couleurs, tous les motifs possibles et inimaginables. Pas étonnants que 700 000 chaussures de Christian Louboutin se soient vendues l’année passée à travers le monde. Il y en avait pour tousballerines aiguilles louboutin les gouts !

Plus loin on peut y voir une pièce ovale ou est retracé l’histoire de Christian avec a son centre un mannequin dans un œuf de Fabergé. Né à Paris en 1964, il quitte l’école à 16 ans et rejoint la troupe des folies bergères. S’en suit un stage chez Charles Jourdan, l’inventeur du talon aiguille à Romans sur Isère, capitale de la chaussure. Plusieurs missions chez les plus grands comme Chanel, Dior et Roger Vivier, voilà qu’il plaque tout pour une expérience de jardinier, et en 1991, il lance sa marque de chaussure éponyme.

 Les choses sont allées vite pour lui, a peine deux ans plus tard il ouvre sa première boutique à New York. Les deux articles publiés par Anna Wintour dans le Vogue USA, ont peut être aidé à en arriver là… Les boutiques s’ouvrent finalement un peu partout, et 20 ans plus tard, nous parlons de Christian Louboutin comme un génie artistique de la mode, tout comme le sont les plus grands de ce monde. Un succès réalisé rapidement mais basé une un travail précis, original, de qualité et venant du fond de son cœur.

 L’exposition est un vrai ode à la femme et à l’amour des chaussures. On y retrouve toute l’ambiance qui anime l’imagination du créateur et qui peut se ressentir dans la création de certains modèles.

Fan de chaussures, vous devez aller voir cette exposition qui se tient au Design Museum à Londres jusqu’au 1er Juillet.

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