Londres: Bilan de 2 ans et 8 mois de vie

Sofy illustrateur

Le Dimanche 16 Janvier 2011 j’arrivais par le ferry à Portsmouth avec mon père, la voiture pleine à craquer d’affaires appartenant à ma soeur. Celle-ci venait de décrocher un job à Swindon dans le Whiltshire, entre Oxford et Bristol. Mon père avait chargé la voiture des affaires dont ma soeur avait besoin pour emménager dans son nouvel appartement et moi, je venais tenter ma chance au Royaume-Uni.

 

Diplômée 6 mois plus tôt,  j’ai connu l’échec d’un projet de Licence III en alternance, l’expérience d’un job à mi-temps à Rennes et une recherche d’emploi, infructueuse, dans le bassin breton en pleine période de fêtes de fin d’années. Ma vie personnelle était une catastrophe et mon envie de retourner vivre à Londres me démangeait de plus en plus.

 

Je décide de sauter sur l’occasion pour chercher du travail à Londres ou dans la région où elle vit, m’imposant dans son nouveau logement.

 

Heureusement, avant de partir, j’avais déjà eu un entretien téléphonique pour un travail de rédactrice web dans une entreprise du sud de Londres. Le lendemain de mon arrivée, je file dans leurs locaux pour un entretien en face-à-face, me fait embaucher, commence le jeudi de la même semaine et emménage dans mon premier logement près du bureau le dimanche.

 

Mon expérience londonienne commence aussitôt.

 

2 ans et 8 mois plus tard, mon bilan:

 

Travail

 

J’ai été chanceuse. D’aussi loin que je m’en souvienne, il me semblait que j’étais partie en me disant “je reste 6 mois le temps d’une expérience pro et vois si je reprends mes études à la rentrée de septembre.”

Finalement, l’entreprise où j’ai été embauchée en janvier 2011 a su me donner l’opportunité de me former professionnellement à un métier très convoité de nos jours.

J’ai commencé en tant que rédactrice web et 6 mois plus tard je suis devenue website manager. On m’a demandé de lancer un site français de zéro. A ce propos, aujourd’hui ce site connaît un très grand succès et j’en suis très fière.

1 an après cette expérience de website manager, je passe SEO manager pour le marché français et devient le mois suivant, suite à des circonstances quelque peu dramatiques, Manager du marché français. Depuis l’année dernière, je m’occupais de deux sites français, un site belge et un site hollandais développant l’activité commerciale de ces sites avec une équipe de trois personnes que j’ai recruté, formé et dirigé pendant cette période.

Miss Seo Girl

 

Mon expérience m’a énormément appris et j’ai aujourd’hui acquis assez de compétences pour être très confiante dans mon travail. L’expérience acquise tout au long de ces 2 ans et 8 mois n’aurait jamais pu être acquise si j’étais retournée à l’école étudier. D’ailleurs, j’ai pu voir de nombreuses personnes avec des Masters et des diplômes de grandes écoles de commerce en galère alors que de mon côté, avec un BTS et ma soif d’apprendre et de réussir, j’étais à la tête d’un marché de 1,6 millions d’euros.

 

Ma passion pour le marketing digital m’a donné la force de me surpasser pour apprendre et réussir d’avantage dans mon travail. Et cela, je sais que seule une ville comme Londres pouvait offrir aux jeunes gens comme moi une telle opportunité. Londres est réellement un tremplin.

 

Professionnellement parlant, Londres restera pour moi une des plus grandes expériences de ma vie, celle qui aura su me lancer dans le milieu professionnel et me mettre un pied sur l’échelle de ma carrière.

 

En discutant avec les autres francophones, je me rends compte que la plupart des entreprises ici privilégient l’expérience et la motivation plutôt que de jolis diplômes et références sur votre CV. Tant mieux pour moi, car je n’ai rien d’autre que mon expérience et ma motivation à offrir aux employeurs. D’ailleurs, c’est une des raisons pour laquelle je ne retournerai pas travailler en France de si tôt…

Pour beaucoup Londres est un tremplin et tout ce que j’ai appris ici me permettra de poursuivre dans ce domaine n’importe où je vais.

 

Bon Cheap Bon Genre et la mode

Avant de partir vivre à Londres, j’avais lancé mon blog mode. Ca a plutôt bien marché dès le début et j’ai continué à le tenir une fois en Angleterre. C’est d’ailleurs ça qui a joué dans mon recrutement. Une fois dans le domaine du web, mes collègues m’ont encouragé à monétiser mon blog et m’ouvrir à la partie digitale d’un blog.

De là, mon blog a connu un énorme succès: j’ai d’abord acheté mon nom de domaine, boncheapbongenre.com, j’ai optimisé mon site pour le référencement en ligne, commencé à gagner de l’argent avec des articles promos. J’ai connu un gros succès auprès des lecteurs quadruplant mon trafic sur une année…

J’ai même eu l’occasion de connaître des expériences pro en parallèle grâce à cela. J’ai été quelques mois la community manager chez Zoo&Co, été rédactrice chez Sodude.fr, Codespromotions.fr et même dans le magazine des français à Londres, Ici Londres.

 

A côté de ça, j’ai pu assister aux fashion weeks de Londres. Les évènements mode sont bien plus ouverts aux blogueuses que dans les autres pays. J’ai aussi pu aller au British Fashion Awards grâce à ça.

Vivre une telle expérience est extrêmement enrichissant car cela donne une vraie vision de ce monde. Malheureusement ce n’est pas un cliché: c’est un monde très fermé et très hautain. Au final, lors des shows où j’ai été, je me passionnais plus du comportement des participants que des collections. Les collections, on peut les voir dans les magazines mais ce qui se passe en dehors est bien plus intéressant. Les gens sont fous et plus tu es fou, plus tu es populaire.

Mon blog m’a permis de faire pleins de rencontre et de découvrir deux mondes: celui du blogging et celui de la mode.

 

Une fois de plus, avoir vécu à Londres a été un tremplin pour mon blog. Ces 3 années de blogging m’ont formé au content marketing, au SEO, au réseaux sociaux et m’ont donné l’expérience de la rédaction mode.

 

Partie d’un blog sur overblog, aujourd’hui boncheapbongenre.com génère plus de 23 000 visiteurs par mois. Il est aussi édité par un partenaire de la mode homme, mon meilleur ami et collègue Fred et une très bonne collègue passionnée de beauté, Cyann.

Le blog s’est donc développé en magazine web mêlant mode homme et femme, beauté et voyages.

 

Je reçois aujourd’hui beaucoup de sollicitations pour apparaître sur mon site et j’espère que cela n’est que le début d’une longue histoire !

 

> Le style anglais

La mode en Angleterre est extrêmement caricaturée en France. On imagine les punks de Camden envahir les rues d’Oxford Street avec une nouvelle coupe de cheveux rose.

Pas du tout… Les hipsters sont à mes yeux “le look” des londonniens. “London: Hipsters is the new Punk ?” pourrait d’ailleurs être un très bon sujet d’article.

 

La mode ici est vraiment dans la rue. J’ai été très inspirée par les anglaises et très choquée à la fois par leur audace. On dit que le ridicule ne tue pas et plus que jamais à Londres! ET TANT MIEUX ! C’est tellement rafraîchissant de voir autant de créativité, d’audace, de ridicule dans la rue. Niveau mode, je doute qu’il y ait un conformisme aussi fort qu’en France où les femmes s’habillent toutes pareilles !

 

Ici, tu peux porter n’importe quoi. Même un slip, tout le monde s’en fout. D’ailleurs, j’en ai vu. Dans le métro, une jeune femme en slip et collant noir. Je ne sais pas si c’était un déguisement ou si elle rentrait d’un cours de yoga. En boîte, des nanas en “boum boum” short à la Kylie Minogue. (Un exemple ? Ici)

Et alors ? Tant mieux !

 

Vivre ici m’a permis d’être plus tolérante. Je suis encore loin d’être la personne la plus tolérante sur terre mais j’ai vraiment changé. Je ne juge pas sur le physique ou le style des gens. Quand je vois une fille habillée très cours, je ne me dis plus “pouffiasse” je me dis juste “Yeah! you go girl!”. Si je n’aime pas être jugée ou recevoir des réflexions des autres, je devrais montrer l’exemple. Après tout, qu’est ce que ça peut me faire que cette fille s’habille court ? De quoi je me mêle ! Donc j’espère que je continuerai ainsi encore longtemps !

 

J’ai d’ailleurs appris à porter ce qui me plaisait, qu’importe le jugement des autres. Il y a des fois où je sortais de chez moi en me disant “Quelle va être la réaction de mon entourage ? Collègues, amis, passants ?” Et en fait, à la fin de la journée, je me suis rendue compte que tout le monde s’en foutait. Il y avait sûrement des mauvaises langues qui devaient baver. Mais j’ai appris à passer outre. Merci Londres !

 

Mon style a évolué aussi ! J’essaie de mixer la créativité de la mode anglaise avec l’élégance du style français. Parfois je me plante et d’autres fois non.

 

Néanmoins, quand je vois les commentaires des lecteurs de Bon Cheap Bon Genre, je comprends que je suis sur la bonne voie et que tous les goûts sont dans la nature !

La culture et les anglais

Quand ma mère est venue nous rendre visite, ma soeur et moi, en Angleterre, elle a conclut son séjour en annonçant: “Ce n’est pas ici que mes filles trouveront quelqu’un”.

Elle ne pouvait pas avoir plus raison. 2 ans et 8 mois de vie ici et je n’ai rencontré aucun garçon qui valait le coup de s’y intéresser. BIM.

C’est dur mais cela a été dur pour moi aussi !

Malheureusement, ici, il y a une grande culture du pub et des sorties autour d’un verre, de bière de préférence.

 

J’ai longtemps lutté car je ne bois pas d’alcool ou seulement du vin à table, quelques cocktails en soirée. Seulement, m’asseoir à une table pour boire et parler toute la soirée, non, ça ne m’excite pas.

J’ai socialement vécu les 2 ans et 8 mois les pires de ma vie.

Je me suis longtemps plainte à ma mère par e-mail annonçant que temps que je ne serai pas une ivrogne, j’aurai du mal à me faire des amis.

 

Il y a avait des soirées où je ne m’amusais pas car elles se résumaient à boire et faire des bêtises de gens bourrés. En annonçant à mes amis que je partais parce que je m’ennuyais on m’a répondu “Bah tu ne bois pas aussi !”.

On m’a littéralement reproché de ne pas boire.

 

Dans ma culture, il y a boire et boire. Boire pour apprécier une boisson alcoolisée, vin, cocktails, cidre pour se rafraîchir et boire pour être bourré et faire le fou.

J’ai été saoule plusieurs fois dans ma vie, je sais ce que ça donne et je n’aime pas particulièrement mon attitude en état d’ébriété. Je préfère donc m’abstenir d’être saoule en présence de mes collègues. Je préfère aussi m’abstenir d’être saoule quand je dois traverser tout Londres pour rentrer chez moi, prendre le train ou le bus de nuit et rentrer seule chez moi. Car j’aime aussi pouvoir rentrer seule chez moi !

Malheureusement il a été difficile à un très grand nombre de personne de comprendre ma position. En France c’était plus simple, je conduisais. Ici, je n’avais pas d’excuse. Je me suis improvisée musulmane plus d’une fois pour expliquer pourquoi je ne buvais pas…

 

Il a été plus facile pour certain de me juger que de respecter mon choix. Personnellement, cela m’a réellement dégoûté de la vie ici.

 

Sur le plan sentimental, comment voulez-vous que je rencontre des personnes en soirée quand ceux que je rencontre sont déjà saouls à la bière ou en passe de le devenir ? Quand je les rencontre sobre, ils n’ont rien à raconter. Moi non plus du coup. Pas sûr que mon travail et mon blog intéressent les gens. En fait, je le confirme, mon travail et mon blog n’intéressent personne.

 

Difficile donc d’imaginer mon avenir dans ces conditions…

 

Je dépeins une image très négative de la vie sociale en Angleterre mais elle n’engage que moi. Évidemment, j’ai aussi vécu une expérience géniale ici mais la culture de base ne m’intéresse vraiment pas…

 

Londres

 

J’ai récemment conclu que je n’ai pas besoin d’habiter à Londres pour aimer Londres. Avant de venir vivre ici, j’avais une passion incroyable pour ce pays et cette ville. Venir vivre et travailler ici était mon rêve.

D’ailleurs, une fois, cet été, avec quelques amis, on se disait “Franchement 5 ans plus tôt, je n’aurai jamais crû m’imaginer avoir une vie comme ça”.

Ca m’a fait beaucoup réfléchir. Je crois qu’en fait il y a 5 ans je m’imaginais avoir cette vie. En réalité, j’ai tout fait pour avoir cette vie. Vivre à Londres et avoir un travail qui paye bien.

Malheureusement, je n’avais pas inclus les mauvais côtés de ce rêve. Banlieues de londres, en colloc, mauvaise qualité de vie, vie sociale pourrie.

Mais je suis la business woman que je voulais être. Dommage, ce n’est pas ce qui me rend heureuse.

 

Je suis venue à Londres pour travailler. J’ai eu ce que je voulais. Je pars à Berlin pour avoir une vie sociale et “me retrouver”. J’en ai marre d’être aigrie tout le temps. J’ai envie d’être heureuse !

 

Londres restera toujours cette ville folle à mes yeux. En discutant avec un collègue des capitales européennes, je lui expliquais que Londres c’était Kate Moss: la it girl bling bling qui attire mais que l’on ne peut pas suivre. Berlin, c’est la girl next door: une fille sympa qu’on adore et avec qui on n’a pas besoin d’en faire “trop” pour passer du bon temps.

 

Cérémonie de fermeture des JO 2012

Londres c’est cher. Même pour Bon Cheap Bon Genre. Ce qui est cher c’est les transports et les loyers. Je m’arrange toujours pour ne pas payer quand je sors, soit en entrant plus tôt ou en m’inscrivant sur les guestlists. Niveau boisson, vous aurez compris que je ne bois pas beaucoup. En général il y a toujours des happy hours ou des deals sur les verres.

Quand je sors faire mon shopping, je fonce chez Primark. Mes courses ? Je les fais à Tesco et je cumule les coupons avec ma “club card”. Et quand je sors au resto ? Je ne vais pas dans les restaurants étoilés! De plus, avec une vie sociale aussi pourrie, je n’y vais pas régulièrement…

 

Niveau voyage, il suffit d’être très organisé. J’ai beaucoup voyagé avec ma soeur qui s’est toujours très bien occupée de nous trouver le must au meilleur rapport qualité prix. Bon Cheap Bon Genre, c’est de famille !

 

Il suffit après de savoir gérer ses revenus. Londres est cher mais savoir gérer son argent c’est une autre affaire…

 

Ce que je regrette le plus à Londres, c’est d’avoir dit au revoir à énormément de personnes. Londres c’est en tremplin, les gens viennent et repartent aussitôt. Arrivant à 21 ans, les gens que je côtoyais venaient ici pour un stage, une année scolaire ou pour quelques mois afin d’apprendre la langue. J’ai naïvement plongé dans de nombreuses amitiés MAIS qui en valaient la peine. Malheureusement plusieurs mois plus tard je disais au revoir à ces amis.

Et ainsi de suite depuis 2 ans et 8 mois.

Et puis j’ai arrêté de m’attacher au gens. C’est triste, n’est-ce pas ?

 

J’ai rencontré énormement de personnes sur Londres. A des soirées, à des évènements, au travail… Mais combien sont mes amis aujourd’hui ? Parmi toutes ces personnes, qui je peux appeler quand ça va pas ? Quand je veux sortir boire un verre ? Dîner dans un nouveau restaurant avec une chouette vue sur Londres ? Aller voir un musichall ?

 

Ma personnalité fait aussi que j’ai du mal à sociabiliser avec les gens mais quand même…

 

Je crois que c’est ce qui m’a donné envie de partir. Il est clair que je ne me vois pas construire un avenir dans cette ville, dans ce pays…

Le pays

 

Je déteste l’Angleterre.

Autant que ça soit clair. Je trouve ça honteux qu’un tel pays puisse donner des leçons aux autres membres de l’Union Européenne et siège au G20.

 

Il n’y a rien qui marche ! La qualité de vie est médiocre et personne n’a l’air de s’en plaindre. Je vis dans une maison où il faut que je recharge une carte au bureau de tabac le plus proche pour avoir du gaz et de l’électricité chez moi. Comme ma mobicarte Orange quand j’avais 15 ans.

 

Combien de fois j’ai du faire chauffer de l’eau à la bouilloire pour me laver le matin parce qu’il n’y avait plus d’argent sur la carte pour me doucher à l’eau chaude ?

Je me suis même retrouvée à finir de me laver les cheveux à l’eau froide dans la baignoire parce qu’il n’y avait plus d’argent sur la carte.

 

En plus d’être franchement de basses qualités, les maisons sont toutes équipées de moquette. J’ai même visité une maison avec de la moquette dans la cuisine.

Les fenêtres sont rarement isolées, les murs sont épais comme du papier toilette premier prix. Bonjour la consommation de gaz l’hiver pour se chauffer. De plus, l’Angleterre ne produit pas de gaz et l’importe par le biais de notre bonne vieille GDF ! Gaz de France !

Les factures de gaz cet hiver ont été salées ! Et encore, combien de fois je me suis réveillée le matin sans chauffage dans la maison et donc, sans douche chaude…

 

Passer un autre hiver en Angleterre relève de l’exploit. Je ne me sens pas l’âme d’une aventurière. Les loyers sont tellement chers qu’on est obligé de partager sa maison avec d’autres personnes. L’expérience collocation: Plus jamais. PITIE !

 

Bien que l’on vive avec ses amis comme cela a été mon cas cette dernière année, je n’arrive pas à partager mon quotidien avec d’autres personnes. C’est juste une façon de vivre qui n’est pas pour moi. La où je pars vivre, je pourrais m’offrir une penthouse pour (quasiment) le même prix de ma chambre dans la banlieue de Londres. J’ai hâte.

 

Et puis, passer un hiver en Angleterre, c’est dur. Quand traditionnellement un hiver est une saison de 3 mois, ici, il n’en est rien. Je regardais l’émission “8 out 10 cats” à la télé ou l’invité était le californien David Hasselof . Ce dernier était venu sur le plateau en chemise ouverte jusqu’au nombril. Il se moquait des anglais et disait qu’ici il y avait deux hivers: un où il froid et un autre ou il fait soleil. L’animateur lui a répondu que c’était pour cette raison qu’on avait des boutons jusqu’en haut de la chemise, pour les hivers froids !

 

Sérieusement, en 2012, l’hiver s’est terminé en Mars et on a enchaîné avec l’automne le mois suivant jusqu’en juin 2013 ! Il neigait à Pâques ! C’était la première fois de ma vie que je fêtais mon anniversaire en hiver !

 

J’ai fait rire ma famille de la région PACA en leur disant que certains de mes amis étaient en carence de vitamine D lié au manque de soleil sur Londres. Ce n’est pas un mythe.

L’été, on ne peut pas prévoir un barbecue en avance au cas où il se mette à pleuvoir. En fait, ce n’est pas seulement la pluie, car il ne pleut pas si souvent que ça, c’est la météo en générale.

Passer un 4e hiver içi est juste inconcevable… Comme si ça allait être plus sympa à Berlin, tiens !

 

Toutefois, une fois de plus je dépeins une présentation très négative de l’Angleterre. Il y a aussi de très bonnes choses. Le pays en lui-même, pour commencer.

 

Une merveille à visiter ! La diversité des paysages, bords de mer, campagne, montagne et lacs. L’avantage d’être sur une île c’est que l’on n’a pas loin à voyager pour aller sur la côte. Quel plaisir de manger du poisson frais dans les restaurants côtiers ! Avec ma soeur, une fois de plus, nous avons découvert de merveilleux coins ! Les Cornouailles et la côte sud-ouest sont magnifiques !

Les villes étudiantes sont aussi incroyables à visiter. Je pense à Cambridge et Oxford que j’adore. La ville de Bath est superbe. J’ai même eu la chance de la visiter lors des 4 saisons. La plus belle reste l’automne, avec toutes les couleurs de la nature qui se reflètent dans la rivière.

 

Bath

J’adore aussi le fait que l’Angleterre/Londres soit extrêmement avancé sur la technologie. Et ça, ça, va me manquer. L’autre jour, en allant à Paris, j’ai voulu acheter un ticket de métro. J’ai attendu 20 minutes devant la machine pour me voir refuser ma carte bleue britannique (bravo la Gare du Nord !) et ne pas accepter les pièces. Il y a des gens qui payent avec leur montre en Angleterre ou qui n’ont qu’à poser leur carte bancaire sur une plateforme pour payer sans utiliser leur code pin. Merde quoi. Ce n’est qu’un exemple au hasard mais c’est typiquement le genre de chose qui m’énerve. L’Angleterre est vraiment avancée sur ce point. Que cela soit une bonne ou mauvaise chose, là n’est pas la question mais clairement, ça va me manquer.

 

Le wifi partout aussi. Même si pour le coup, le wifi vient juste d’être installé dans le métro londonien. Cela m’énerve d’aller dans des endroits où il n’y a pas de connexion wifi. En 2013 ! Je vis de l’Internet, c’est mon gagne pain…

 

Néanmoins, une fois de plus, tout ça ne me donne pas envie de rester. Ou ne me donne pas assez de bonne raison de rester…

Ce qui va me manquer

  1. L’avance technologique.

  2. Les boîtes qui ouvrent tôt et ferment tôt: Les bars/clubs ferment à 3h. Parfait quand tu ne veux pas passer ton lendemain de soirée à moisir dans ta chambre.

  3. Les magasins ouverts le dimanche et les supermarchés qui ferment tard.

  4. La possibilité de payer tout et n’importe quoi avec sa carte bleue. Même un timbre à 20 centimes.
  5. Primark. Non je rigole il y en a un à Berlin.

Ce qui ne va pas me manquer

  1. La qualité générale de la nourriture

  2. Les fruits et légumes sans goût

  3. L’accent pourri de certains anglais

  4. La médiocrité des logements

  5. La médiocrité des services clients à gérer leur service et les problèmes…

 

 

Après London Calling, Berlin m’appelle.

 

Vous l’aurez compris je pars donc vivre à Berlin. Je me lance dans une nouvelle expérience comme il y a 2 ans et 8 mois quand je suis venue ici, à Londres.

 

Je pars vivre là-bas car une de mes meilleures amies m’a ouvert sa maison. Elle savait que je n’étais pas heureuse de ma vie sur Londres et m’a toujours proposé de venir tenter ma chance ici, que j’aurai ma chambre dans sa maison familiale.

 

J’ai longtemps refusé et puis, cela m’est paru de plus en plus logique. J’ai finalement pris sérieusement son offre en considération. J’ai pris ma décision en Mai 2013. J’emménage aujourd’hui, le 1er septembre…

 

Souhaitez-moi bonne chance !

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